| Des moutons et des loups | |
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| Lieu | Downtown, Beverly Hills, Gardena |
| Début | 18 février 2031 |
| Fin | inconnu |
| Catégorie | Troubles à l'ordre public, Disparition |
| Classification | En cours |
L'affaire baptisée “Des moutons et des loups” est une enquête criminelle menée par la Strike Team de la section A du service COPS.
Nos COPS sont en patrouille vers 16h30 quand ils reçoivent un appel des Anges, un petit 10-56 doublé d'un 10-32, personne intoxiquée et suspect armé. Les détectives sont donc rapidement dirigé vers le magasin “The Air”, appartenant à un certain Frank De Vries, gangster dans son jeune temps, mais aujourd'hui repenti et patron d'un bar à air. Son métier ? Vendre de l'air en bonbonnes aux Angelinos ! De l'air importé des quatre coins du monde, avec une bonne dose d'arôme artificiel pour faire bonne figure. Les clients sont dingues de ça et font pêter la carte de crédit pour respirer pendant 15 minutes du Just breathe the summer, de l'Air de Paris, du Venitian Fragrance ou encore du A touch of Spicy India.
Mais aujourd'hui, quelque chose ne va pas. C'est l'émeute au The Air. Certains clients sont comme devenus fous, d'autres plongés dans une profonde dépression. Quand les COPS arrivent, une grand-mère est occupée en plein strip-tease devant ses petits-enfants apeurés, un businessman a sorti un petit calibre de son attaché-case et menace des clients en pleurant, ou encore un couple de cadres dynamiques en train d'agonir leur patron d'insultes alors qu'il n'est pas là…
Bref, nos COPS interviennent, dressent un cordon de sécurité, désarment le lunatique, rhabillent la mamy et embarquent tout le monde dans des ambulances qui arrivent à point nommé. La situation est vite réglée, aucune des personnes devenues folles ne comprenant réellement ce qui se passe autour d'elles.
Ensuite, un petit interrogatoire de Frank De Vries ainsi que ses deux collaboratrices/vendeuses, Sally Hurley et Fiona Stone. L'interrogatoire permet de comprendre que vers 16h, une nouvelle palette de bonbonnes de Just breathe the summer a été “mise en perce” et proposée à des clients qui se sont mis à péter les plombs. Les clients qui consommaient un autre type d'air n'ont pas été affectés. Nos héros prennent note des numéros de référence des bonbonnes. Puis retour au bureau, pour un rapport au lieutenant Hawkins. Ce dernier décide alors de confier l'enquête sur ce qui s'est passé au The Air à la Strike Team et leur propose d'aller se reposer et de commencer l'enquête dès demain matin. Quelques échantillons de bonbonnes sont envoyés au labo pour analyse.
Le labo fera une rapide analyse des bonbonnes et communiquera le résultat aux COPS, l'air des bonbonnes est un mélange d'air frais, à la teneur en oxygène un peu augmentée et agrémenté d'un parfum synthétique, mais il contient aussi un agent euphorisant encore à déterminer. Les bonbonnes sont produites et vendues par une société américaine (du Texas, vu leur nom !) appelée The Fragrance Ranch mais dont une succursale se trouve ici à Los Angeles, à la périphérie de Beverly Hills. Spécialisée dans les arômes de synthèse, le Ranch produit des parfums ainsi que des bonbonnes d'air à respirer. Difficile quand même de se dire que la société a laissé passer un produit euphorisant dans ses bonbonnes, nos COPS prennent donc un rendez-vous urgent avec le directeur local, Richard Austen.
Les flics arrivent à 10h au Fragrance Ranch, le directeur les accueille personnellement et leur fait faire le tour des lieux comme si c'était un parc d'attractions tout en restant très pédagogique. (“Ici le labo où sont élaborés les parfums de synthèse, nous avons une banque d'essences comprenant plus de 10.000 références et un éventail de près de mille arômes essentiels”, etc.).
La discussion avec monsieur Austen est cordiale. Il est embarrassé que sa société puisse être responsable d'une erreur aussi catastrophique et il est prêt à collaborer totalement avec les forces de l'ordre. Il explique qu'il fournit le bar de Franck De Vries depuis environ un an, une dizaine de références et qu'aucun problème ne s'était jamais produit jusqu'alors. Et que même si Franck était un ancien criminel, il ne s'était jamais rien passé. Mais les COPS veulent comprendre. Ils demandent donc accès aux labos, aux archives, etc, ce que le directeur leur accorde, en toute transparence.
Une longue journée de recherches informatiques et de visite des laboratoires débute alors. Monsieur Austen confie à une de ses chimistes, Patricia Connors, le bon soin de répondre à toutes les questions des détectives pendant qu'ils enquêtent. Après 5 ou 6 heures de recherche, le verdict tombe : le produit incriminé a été modifié, à l'intérieur du labo 12. Mais pour avoir accès aux logs, il faut voir avec Monsieur Austen.
Les COPS retournent donc voir le directeur, qui semble avoir été prévenu par Connors de sa découverte. Et l'embarras se lit sur son visage. “Tout a été découvert ! C'est mon fils, messieurs,” dit Austen. “Je viens de vérifier, il a cracké ma clef d'accès au central des livraisons et au labo 12. Lui et ses petits merdeux de copains.” Stupéfaction et consternation chez les COPS. Austen, toujours embarrassé essaie de négocier avec les agents, disant qu'il y a peut-être moyen d'arranger l'affaire à l'amiable, avec un dédommagement aux victimes, etc, mais les COPS ne veulent rien entendre et veulent qu'Austen leur en dise plus sur ce qui s'est passé. Austen s'exécute.
Le fils du directeur s'appelle Jeremy Austen, et il a pour camarades (des mauvaises fréquentations, d'après Richard) Caleb Sanborn, et deux copines, Anna et JanYne (oui, ça s'écrit bien ainsi, c'est à la mode). Les quatre jeunes sont tous des étudiants en faculté de Chimie à l'université d'UCLA. Jeremy et Caleb font partie de la fraternité Omega Phi. Austen ne comprend pas les motivations de son fils, et dit qu'il faudra aller à l'université pour l'interroger.
Le Campus de l'UCLA n'étant pas très loin, à Westwood, juste l'ouest de Beverly Hills, les détectives se mettent en route immédiatement pour rencontrer les quatre étudiants. Après un rapide passage auprès des collègues de l'UCPD (University of California Police Department) pour les prévenir de leur passage, les COPS se rendent au pavillon de la fraternité Omega Phi.
Le bâtiment est une sorte de petit immeuble de 3 étages, moderne, avec des dortoirs, une salle de sport, un réfectoire, etc. Et un peu partout, des étudiants en train de se promener, s'amuser, discuter ou manger. Les COPS abordent les étudiants pour demander où se trouvent les deux garçons, Jeremy ou Caleb. On leur répond que Caleb n'est que très rarement au pavillon, mais que Jeremy est présent. Il est en train de boire des bières avec des camarades quand les COPS arrivent.
Dans un premier temps, Jeremy crâne un peu devant ses amis en posant des questions idiotes ou en faisant des commentaires désobligeants (“vous avez un mandat ?”, “j'ai besoin d'un avocat ?”, etc.) mais quand les agents évoquent les mots “procès” ou “détention”, il se dégonfle comme une baudruche et accepte de leur parler, sur un ton un peu plus sérieux, un peu à l'écart. Dans une salle voisine, les COPS interrogent Jeremy Austen sur les raisons de ses actes.
“En fait, tout ça, c'est juste une blague !” commence-t-il par dire. Y'a un mois, Austen, Caleb, Anna et JanYne s'étaient rendus au The Air pour profiter de ce truc à la mode, mais comme ils dérangeaient énormément les autres clients, ils se sont fait jeter dehors par Frank qui est pas du genre à se laisser emmerder par des petits cons. Jeremy dit que Caleb et Anna étaient défoncés à cause de l'alcool et du Joker qu'ils avaient consommés, ils se sont comportés comme des animaux sauvages et c'est pour ça qu'ils ont été jetés dehors. Mais Caleb aurait eu l'idée de se venger, parce qu'on ne le jette pas dehors, lui, Caleb Sanborn ! Son idée ? Pourrir la réputation du The Air ! Comme le père de Jeremy était le principal fournisseur de bonbonnes de l'établissement, il lui serait facile d'accéder aux stocks envoyés au bar, de trafiquer quelques bonbonnes et de s'arranger pour qu'une livraison parte rapidement. Jeremy se laissa convaincre, et il y a une dizaine de jours, lui et Caleb s'introduisirent sur le site du Fragrance Ranch pour mettre leur plan en action. Mais depuis lors, ils ne sont plus tellement vus car Caleb ne vient que très rarement loger dans sa chambre au pavillon de la fraternité (ce qui arrange bien Jeremy qui peut utiliser leur chambre comme garçonnière).
Jeremy sitôt interrogé, les COPS se rendent à Gardena, au domicile de la famille Sanborn. Une fois devant l'immeuble, il est évident que Caleb vit dans une famille de riche. L'immeuble est ultra-moderne, et géré par un concierge employé par la famille. Ce dernier reçoit les COPS mais explique que Caleb n'est pas là, il ne l'a d'ailleurs plus vu depuis un moment, au moins une semaine. Caleb est l'unique enfant de Marcus Sanborn, le riche propriétaire de la Casapha. La mère de Caleb est morte depuis quelques années. Il essaie de joindre Caleb sur son téléphone, mais il ne répond pas (ça ne sonne même pas). Les officiers demandent alors à parler à Marcus, mais le concierge ne peut pas leur faire rencontrer, car c'est un homme d'affaires très occupé. Mais il leur communique le numéro de sa secrétaire. Après un rapide coup de fil à celle-ci (et avoir bien expliqué que le fils de Mr Sanborn aurait semble-t-il disparu et serait impliqué dans une affaire criminelle), les héros obtiennent un rendez-vous de Marcus Sanborn le lendemain matin, vers 7h30.
Les COPS s'en retournent donc dans leur pénates après cette longue journée de travail.
Très tôt, le lendemain matin, Marcus Sanborn reçoit les COPS dans son bureau, au dix-septième étage de l'immeuble Casapha. Son bureau est d'une sobriété stupéfiante : sur les murs, deux uniques décorations (un masque tribal africain et un imposant portrait de Malcolm X); au sol dans un coin, une sculpture de près de deux mètres représentant le logo de la société; le bureau est vaste et translucide (à l'exception d'un tiroir totalement opaque); et enfin, son siège est sans doute ce qui se fait de mieux en matière de fauteuils de bureau en cuir. Tout est rangé avec méticulosité. Pas un objet ne dépasse ou n'est mal aligné.
Marcus observe les COPS avec un air imposant, sa stature est incroyable, et il dégage une aura qui force le respect, voire qui met légèrement mal à l'aise les détectives. “Parlez messieurs, je suis à votre disposition”.
L'entrevue est très brève. Les détectives expliquent les raisons de leur visite, et Sanborn répond qu'il ne sait pas où est son fils. Son statut d'hommes d'affaire lui prend la totalité de son temps, et maintenant que Caleb est majeur, il gère sa vie seul. S'il a des besoins quelconques, il doit les exprimer au concierge de leur immeuble. Et si Caleb a disparu depuis plus ou moins une semaine, il ne s'en est simplement pas rendu compte. “Sans doute occupé à quelque affaire de son cru”, répond-il.
Mais quand les COPS expliquent que Caleb a probablement récupéré un produit chimique et qu'il l'a déployé dans les bonbonnes du Fragrance Ranch avec la complicité de Jeremy Austen, Marcus Sanborn prend un air préoccupé et dit que cette affaire requiert effectivement son immédiate attention. Il passe quelques coups de fil, et en moins d'un quart d'heure, parvient à retrouver la référence du produit disparu dans les labos de la Casapha et confirme l'implication de Caleb dans cette histoire. Il promet ensuite de retrouver son fils et assure aux COPS qu'il fera de son mieux pour aider la police. Il demande ensuite aux détectives de le laisser, car il doit assister à une réunion importante. Les COPS sont donc raccompagnés par une secrétaire hors du bâtiment.
Les pistes des deux garçons étant explorées, les COPS se disent qu'il faut à présent explorer les deux jeunes femmes. En retournant sur le campus de l'UCLA, les COPS apprennent rapidement l'identité complète des deux jeunes femmes, et découvrent qu'Anna ne vit pas sur le campus mais chez ses parents, à l'ouest de Beverly Hills, tandis que JanYne vit avec des coloc' dans un petit immeuble sur le campus de Westwood.
Les COPS se renseignent et découvrent dans quel amphithéâtre JanYne et Anna sont en cours, et attendent la sortie des étudiants, vers 11h. Ils la voient sortir dans la masse d'étudiants et s'approchent d'elle, pas de traces d'Anna, par contre. La jeune fille un peu surprise accepte de leur parler dans une petite pièce voisine et leur dit qu'Anna n'est pas en cours aujourd'hui… Les COPS discutent avec elle et parcourent les évènements récents ensemble. JanYne ne voulant pas d'ennuis, elle raconte toute l'histoire aux COPS et contredit le témoignage de Jeremy en disant que c'est bien lui qui a eu l'idée de se venger de Frank De Vries, et non Caleb. De plus, elle apprend aux COPS que Caleb a accepté d'aider Jeremy parce que Caleb a des gros problèmes d'argent. Il a beau avoir un papa très riche, ce dernier n'accepte pas que son fils dilapide son pognon; hors, depuis quelques temps, Caleb est devenu accroc au poker et il flambe tout son argent, à tel point que pour se relancer (“sisi tu vas voir, je vais me refaire et je te rembourserai tout, promis”), il a commencé à emprunter de l'argent à ses amis aisés, dont Jeremy, qui lui a prêté une grosse somme.
D'après JanYne, il aurait dit à Caleb que si ce dernier récupérait un produit euphorisant puissant dans les labos de la société de son père (ce dont il a les moyens, vu que son père lui a donné un accès quasi-total à sa société), il épongerait sa dette envers lui. Caleb a accepté le deal et a ramené le produit que Jeremy a mélangé aux bonbonnes du Fragance Ranch.
Ensuite, JanYne explique qu'elle est un peu inquiète car ça fait plusieurs jours qu'elle n'a plus de nouvelles d'Anna. Elle a essayé de l'appeler, et elle ne répond pas. En fait, les 4 jeunes ne sont pas juste copains : Anna sort avec Caleb et JanYne sort avec Jeremy. Et juste avant sa propre disparition, Anna avait dit à JanYne qu'elle était inquiète de la disparition de Caleb et elle ne serait pas allé au cours lundi matin pour partir à sa recherche, elle avait une idée d'où le chercher apparemment. Et depuis lors, elle n'a plus de nouvelles d'elle et ça l'inquiète.
JanYne explique aussi que si Jeremy ne s'inquiète pas plus que ça de la disparition de Caleb, c'est parce que ce dernier était “en froid” avec Jeremy. En effet, quand Jeremy a eu son idée de vengeance contre le patron de The Air, et qu'il aurait proposé à Caleb d'oublier sa dette en échange des produits de la Casapha, Anna n'a pas du tout apprécié que Caleb marche dans cette combine. Elle lui aurait fait une scène et Caleb aurait dit à Jeremy qu'ils ne se verraient plus pendant quelques temps, le temps que Anna se calme un peu… Du coup, autant avant tout ça, ils sortaient toujours ensemble tous les quatre, autant depuis lors, Caleb et Jeremy ne se parlent plus et les couples ne vont plus ensemble en soirée.
D'ailleurs, en partant de sortir, le dernier endroit où on aurait vu Caleb, c'est lors d'une soirée au Night Bird, une boite de nuit de Gardena où Caleb et Anna allaient régulièrement. D'après JanYne, selon ce qu'Anna lui aurait raconté, Caleb aurait eu des ennuis avec les membres d'un gang de jeunes appelé les Sweet Dreamers. Caleb aurait été pris à parti par des membres du gang dans une cour intérieur du club, et serait sorti sur le parking du club pour “régler ses comptes”. JanYne n'en sait pas beaucoup plus à ce sujet…
Fort de toutes ces informations, les COPS se rendent ensuite chez les parents d'Anna, à Beverly Hills. Le père (à la maison pour télétravail) ouvre aux détectives, et accepte de leur parler. Il dit qu'il n'a effectivement plus de nouvelles de sa fille mais n'était pas encore vraiment inquiet, car elle logeait souvent ailleurs que chez eux. Il fait visiter sa chambre, et parle de sa fille aux enquêteurs. Il mentionne qu'il n'apprécie pas trop “le mauvais genre” de son petit copain actuel. Effectivement, à écouter le père en parler, et en observant sa chambre, Anna a l'air d'être une jeune femme modèle, une “vraie sainte” comme la surnomme son paternel. Il n'est malheureusement d'aucune utilité aux COPS…
En consultant les bases de données du LAPD, les COPS apprennent que les Sweet Dreamers sont un gang de jeunes relativement peu dangereux. C'est une bande d'une quinzaine de jeunes qui font les durs, qui se sont donnés des “street names”, et qui font un peu de deal de drogue, de racket et de violence urbaine, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Les membres les plus connus sont :
Le lourd passé de Marcus “Diamond” Williams
Lors d'une soirée où ils avaient trop bu et trop fumé, lui et deux potes (d'anciens Sweet Dreamers), Mike “Petey” Peterson et Benny Barber, agressent Delila, une jeune fille qui n'était pas assez saoule que pour accepter les avances des trois jeunes.
Résultat, ils en arrivent à la manière forte et ça se termine en viol collectif avec violence entraînant la mort de la victime. Le trio dégrisé par le constat de la mort de la jeune fille, jette le corps à la mer en espérant qu'un grand blanc le bouffe, mais il est retrouvé sur la plage le lendemain.
Deux COPS (Martinelli et Kasturian) enquêtent sur le crime et retrouvent rapidement le nom des trois violeurs, qu'ils questionnent et harcèlent pendant des jours jusqu'à ce que l'un craque et avoue tout. Un jour, Diamond balance tout et dit que tout est de la faute de Petey, et que la fille est morte alors que Petey s'en prenait à elle, et que lui et Barber tentaient de le retenir. Barber confirme les déclarations de Diamond. Petey est arrêté et jeté en prison, où il se suicide après quelques jours.
Les deux COPS restent persuadé que Petey n'était pas le seul coupable et continuer de harceler Diamond et Barber, et peu de temps après, Barber est tué d'une balle en pleine tête lors d'un drive-by shooting, soi-disant d'un gang rival, et sans témoins. Diamond passe sur le grill pendant encore une douzaine d'heures, mais il ne craquera pas, il finira par être relâché. Il maintiendra sa version des faits jusqu'au bout et s'en sortira avec l'alibi fourni par d'autres membres de la bande…
Il est à présent 16h. Les COPS patientent sagement jusqu'à 22h, heure où le Night Bird ouvre enfin ses portes. Les COPS discutent avec le patron du club et les serveurs et les sorteurs. Le patron reconnait Caleb qui est un habitué, et Anna (qui vient beaucoup moins souvent que lui). Il se souvient de la soirée où Caleb a été vu la dernière fois, car une altercation avait eu lieu dans la cour intérieure à ciel ouvert du club, entre Caleb et les Sweet Dreamers. Il sait qu'après cette altercation, le personnel était intervenu et avait demandé à tout le monde de sortir du club, et de régler leurs affaires dehors, ce qu'ils avaient fait. Anna était là ce soir là aussi, mais après une dispute avec Caleb, elle était rentrée seule plus tôt, avant l'altercation entre son boyfriend et le gang de jeunes. Le patron met les caméras à disposition des COPS et toutes ces informations se vérifient sur les images. L'interrogatoire du personnel confirme les informations, et le sorteur qui était de garde ce soir-là ajoute une information supplémentaire. Il se rappelle avoir vu Caleb et les Sweet Dreamers sortir du club, énervés, et se diriger vers le parking du club. Après une conversation “un peu chaude”, il se souvient avoir vu les membres du gang forcer Caleb a rentrer dans une bagnole, et partir avec lui.
Fort de ces informations, les COPS attendent un peu pour voir si des Sweet Dreamers vont venir ce soir. Et en effet, après 23h, quatre membres du gang arrivent les uns après les autres : Lonewolf, Little Joe, Le Frisé et Boom Boom. Ils se mêlent aux autres fêtards et ne sont pas en groupe. Les COPS abordent alors Lonewolf, pour lui parler de Caleb. Ce dernier dit ne rien savoir, il se rappelle de l'altercation, mais prétend juste avoir ramené Caleb chez lui, rien de plus. Comme Caleb a disparu et que l'explication ne semble pas trop convaincre les COPS, Shooter parvient à convaincre ses collègues qu'il faut l'arrêter et l'emmener au poste en garde à vue pour l'interroger, ce qu'ils font. Les autres membres du gang remarquent qu'il se passe quelque chose, ils sont un peu nerveux, les COPS fouillent le Frisé et Boom Boom, mais en dehors d'une arme, rien de plus, donc ils ne les coffrent pas. Le Frisé est prêt à se battre, mais Boom Boom lui dit de “se calmer et de laisser les flics emmener leur chef, ils ne pourront pas le garder longtemps, il n'a rien à se reprocher…”
Les COPS retournent donc au Central avec Lonewolf sur la banquette arrière. Arrivés au central, le ganger est interrogé, car il décline la présence d'un avocat, il n'a rien à se reprocher, dit-il. Lure mène l'interrogatoire, et malgré ses capacités d'interrogateur hors normes, Lonewolf reste muet comme une porte de prison. Il maintient sa version des faits, et prétend ne rien savoir de la disparition de Caleb. Lure a un doute sur l'honnêteté du jeune homme, mais il n'a rien pour prouver qu'il ment et aucun autre moyen de pression.
Les COPS rentrent enfin chez eux bien après minuit, après une longue journée d'enquête.
Troisième jour d'enquête, et la journée ne débute pas comme les COPS l'auraient imaginé. Alors qu'ils sont en chemin pour Gardena, les COPS captent un appel de détresse pour un incident à Hawthorne, un quartier voisin. La situation a l'air grave, plusieurs civils sont devenus fous et sont menacés par des COPS dépêchés sur place avant la Strike Team, après être devenus fous à leur tour.
Avant toute chose, un petit point d'explication. Hawthorne est connu pour une de ses rues dont les tags, graffitis et fresques urbaines ont été élevés au rang d'œuvre d'art, à tel point qu'on vient parfois de loin pour les admirer et qu'ils ont maintenant le statut tacite de monument national dans l'esprit des habitants de Los Angeles. Le graffeur à la mode ? Un artiste chicano appelé Niño de Rosa, dont on va même jusqu'à s'arracher les oeuvres, tel que l'a fait récemment la fameuse Sharon Gallery qui a acheté un mur graffé par de Rosa.
Fin de la parenthèse, nos COPS arrivent sur place. Un attroupement de curieux est en train de filmer de loin les gens qui ont perdu l'esprit : des badauds complètement stones, un jeune garçon qui dodeline de la tête au son d'une musique imaginaire en pointant du doigt un détail invisible et mobile sur le mur, sa mère les bras en croix qui hume un air les yeux fermés avant de virevolter comme une gamine, deux touristes français qui s'extasient sur l'oeuvre en disant des choses incompréhensibles, un chien qui se roule sur le dos par terre, et surtout, les deux collègues de nos COPS, le premier en train de balader son Colt Afrikaneer d'une personne à l'air avec l'air un peu shooté, et l'autre qui se trouve au volant de sa voiture en roulant à 20 km/h autour d'une borne d'incendie…
Shooter et Handsome Jack se rapprochent de la scène. Shooter va près du COPS armé, et lui enlève l'arme des mains sans qu'on lui oppose de résistance ni la moindre réaction. Handsome Jack, lui, essaie de parler avec les français et comprend qu'ils ont totalement perdu l'esprit. Il ne parvient pas à obtenir la moindre parole sensée de leur part. Pendant ce temps, Lure s'approche de la foule et demande si quelqu'un a filmé la scène depuis le début. Allant de personne en personne, il finit par tomber sur un homme qui a une vidéo d'un des premiers “incidents”. Lure regarde la vidéo sur l'écran du témoin, et remarque un détail qui attire son attention : c'est précisément au moment où un nuage passe et où le soleil inonde le graffiti de lumière vive que la personne filmée se met à changer de comportement subitement. Lure comprend alors que c'est surement une réaction chimique liée au réchauffement avec la lumière du soleil, et demande à tout le monde de reculer. Shooter et Handsome Jack reviennent, et Jack commence à se plaindre de légers maux de tête.
Nos COPS appellent les secours, des ambulances arrivent. L'intervention prend quelques heures, le temps que tout le monde soit pris en charge, et le temps qu'une énorme bâche soit déployée devant le mur fraichement tagué.
Ralph Benets, de la scientifique, le confirmera quelques semaines plus tard : une combinaison surprenante d'une peinture mêlée d'un produit euphorisant (identique à celui utilisé dans les bonbonnes du The Air), du rayonnement du soleil et la Grey Plague et des vibrations dues à la présence de la Rave Factory non loin de là ont créé le parfait catalyseur pour la réaction absolument inattendue de l'incident du graffiti d'Hawthorne. Les COPS n'ont pas vraiment le temps de prendre cette affaire en main, ils sont occupés avec la disparition de Caleb et Anna.
Tandis qu'ils sont en train de finir leur intervention sur place, le téléphone de Lure sonne. Il s'agit de JanYne qui rappelle nos détectives préférés. De plus en plus inquiète, elle appelle pour savoir si les COPS ont eu des nouvelles de Caleb ou d'Anna. Lure lui répond que non, cette histoire de graffiti à Hawthorne les a fait perdre un temps précieux. “De graffiti à Hawtohrne ?” s'étonne JanYne. “C'est marrant comme hasard, des amis de Jeremy, des membres d'Omega Phi, ont justement été en peindre un là-bas, hier !”
Interpelés, nos COPS ne pensent pas qu'il s'agisse d'un hasard, et trouvent ça étonnant que des proches de Jeremy, déjà responsable d'un empoisonnement au The Air, soit aussi mêlé à un autre cas de perte de raison aussi peu de temps après. Nos COPS demandent l'identité de ceux qui ont fait ça, et JanYne leur dit que c'est Casper Baines et deux autres potes de la fraternité qui sont aller taguer un truc à Hawthorne hier.
Les COPS arrivent donc peu avant midi au bâtiment/dortoir d'Omega Phi, et demandent à s'entretenir avec Baines, qui reçoit les COPS avec beaucoup d'étonnement. Quand on lui demande si c'est bien lui et ses potes qui ont peint le “graffiti-qui-rend-fou” d'Hawthorne, il répond que oui, qu'il l'a fait hier, mais il s'étonne totalement que son oeuvre ait pu avoir une telle influence sur les curieux ! Il ne comprend pas. Baines explique alors qu'il n'a pas fait ça de sa propre initiative. Certes, il est passionné par Niño de Rosa et ses oeuvres, et il a toujours voulu imiter son style dans ce quartier emblématique qu'est Hawthorne, mais quand il a reçu un coup de fil mercredi soir de son ami Jeremy Austen, qui lui disait qu'il avait une grosse quantité de peinture à lui donner et que c'était le moment ou jamais de réaliser son rêve, Caines a sauté sur l'occasion ! Il y avait effectivement plusieurs caisses de bombes de peinture dans un petit garage à l'adresse donnée par Austen quand il s'y est rendu jeudi matin, et lui et deux autres potes amateurs de tags se sont rendus sur place la veille après-midi et ont fait naitre après quelques heures de travail une œuvre d'art dont ils n'espéraient pas qu'elle ferait autant parler d'elle dans les prochains jours….
Nos COPS font la grimace. Est-ce que ce petit con de Jeremy Austen ne serait pas en train de se foutre de leur gueule ?
(To be continued)