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| La chevauchée | |
|---|---|
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| Lieu | Culver City |
| Début | 13 janvier 2031 |
| Fin | inconnu |
| Catégorie | Homicide, Pédophilie |
| Classification | En cours |
La chevauchée
L'affaire baptisée “La chevauchée” est une enquête criminelle menée par la Strike Team de la section A du service COPS.
Les protagonistes
- Les Walkyries :
- Sarah Perry, alias “Saelic”
- Pauline Seals, alias “Joy”
- Anna Richard, alias “Selig”
- Nina Fisher, alias “Frieden”
- Alice Ribera, une détective de la SCIU (Sexual Crimes Investigation Unit)
- Le Sergent Maul du commissariat de Culver City
- Edward F. Sigmus, pasteur de Culver City.
Résumé de l'affaire
Lundi 13 janvier
Alors que les radios ne font que parler de la manifestation de nudistes qui se rassemble en ce moment même sur Olympic Boulevard, nos COPS se trouvent au croisement de Sepulveda Boulevard et de Braddock Drive, dans Culver City où deux bus se sont percutés. Il faut dire qu'un des chauffeurs a pris une balle en pleine gorge et qu'un forcené complètement camé menace de faire sauter les bus (et les vingt passagers emprisonnés à bord) avec sa ceinture d'explosifs scotchés à la hâte. Il hurle des revendications incohérentes dans son téléphone alors que les COPS s'approche de la scène. Tout autour, des badauds filment la scène et s'émeuvent.
Après avoir parlé aux pompiers arrivés sur place, Lure s'approche et tente de négocier avec le forcené tandis que Kiki écarte les curieux et que Handsome Jack tentent une approche furtive par l'intérieur du deuxième bus. Shooter observe prudemment la scène de loin, et se prépare à aller chercher le chauffeur blessé avec les brancardiers du LAFD tandis que Lure parvient à convaincre le preneur d'otages de laisser les secours le récupérer.
Quelques instants plus tard, alors qu'un hélicoptère de presse survole la scène, des fumigènes éclatent, lancés un peu partout autour des bus, plongeant la scène dans un épais brouillard. Les cris de surprise de la foule sont rapidement couverts par les cris de terreur du camé preneur d'otages. Les COPS, ne comprenant pas trop ce qui se passent, hésitent, et alors que les pales de l'hélicoptères commencent à dissiper l'épais nuage de fumée, la silhouette du forcené apparaît gisant à même le sol, manifestement entraîné par la porte arrière du bus, et le plus étonnant est qu'une lance brillante est fichée dans sa poitrine.
Les otages sortent du bus, et tous parlent de plusieurs silhouettes de femmes, portant une armure comme celle de Xena, avec des capes et des casques à ailettes. “Des Walkyries !” annonce l'un d'eux, en tendant à Shooter une sorte de shuriken métallique ressemblant à un aigle tenant entre ses serres une croix gammée.
Trois heures plus tard, les COPS se retrouvent assis dans une salle de réunion du central, en compagnie du Lieutenant Hawkins, du Capitaine Skripnick et de Ralph Benets, du labo. Le capitaine écoute le debriefing de la situation, pas très heureux d'apprendre que de nouveaux justiciers masqués débarquent en ville. Les Walkyries ont l'air bien équipées, un contraste étonnant entre les armes blanches traditionnelles utilisées (hache franque, épées courtes, lance) et les armes à feu de petit calibre dotés de silencieux et viseur laser, ainsi que le dispositif libérant une puissante décharge électrique monté sur la lance retrouvée dans le corps de la victime. Benets fait d'ailleurs une démonstration de l'utilisation de l'aigle-shuriken qui se plante dans la porte de la salle de réunion sous le regard guère amusé de Skripnick.
Et à ces mots, Sniper fait irruption sans frapper pour s'emparer de la télécommande de la TV pour montrer les images en direct des Walkyries en train de créer une panique lors de la manifestation nudiste, tuant sans sourciller trois organisateurs de celle-ci, alors que le journal montre dans un coin de l'image des vidéos de ces trois mêmes personnes en train d'avoir des relations sexuelles avec de jeunes enfants (images floutées, fort heureusement). Consternation dans la salle, et il ne faut que peu de temps pour que le téléphone de Skripnick ne sonne, avec le maire Karl Nowemba au bout du fil. Le capitaine sort de la salle, laissant Hawkins continuer le briefing. Les COPS vont devoir trouver qui sont ces femmes, et vite !
Deux pistes à suivre, donc.
- La première, c'est le forcené du bus, un certain Jason Hipe, bien connu du LAPD, au casier fourni (trafic de drogues, proxénétisme agravé, vol avec violence, etc). Membre d'un gang dans Culver City mais résident à Lakewood (un quartier voisin). Le sergent Maul de Culver City que les COPS contactent décrit un peu la bande de Hipe, et le lieu où on le voyait le plus traîner : un bar/salle de billard de Culver City appelé le Millord's.
- La deuxième piste, les 3 responsables du Front de Défense du Naturisme (FDN) : Maître Stuart Granger, un célèbre avocat d'affaires, Nick Lacey, directeur financier d'une chaîne de télévision naturiste, Natural Life Networks (NLN), et Howard Nelson, directeur des programmes de NLN. Alice Ribera, de la SCIU (Sexual Crimes Investigation Unit) pourra en dire plus aux COPS à leur sujet, car elle mène l'enquête depuis 3 ans sur les suspicions d'activités pédophiles de ces trois hommes.
Après avoir causé au Sergent Maul dans la voiture pendant le trajet jusque Lakewood, les COPS descendent devant l'immeuble taggé où réside Hipe. Pas mal de jeunes et de citoyens aux origines défavorisées traînent dans les rues et dans l'immeuble. Les flics montent au 5ème étage et alors qu'ils arrivent devant la porte de l'appartement de Hipe, un voisin entrouvre sa porte blindée et taggée plus que le reste de l'immeuble. Il fait signe à Jack Gretzky de le rejoindre (en lui demandant de laisser ses deux collègues indien (sic) et négro sur le palier). Amusés, Shooter, Lure et Kiki vont fouiller l'appartement pendant que Handsome Jack cause avec monsieur le voisin raciste et son pitbull. Il dit s'appeler Samuel Brand, basque, et explique à Jack que Hipe, est la pire des racailles de la ville, mais qu'un soir, Hipe est venu tambouriner à sa porte pour lui demander de traduire une lettre qu'il avait reçu, car elle était écrite en allemand. La lettre porte le symbole de la Thulé et déclare dans un jargon juridique que Brand n'a pas bien compris que Jason Hipe avait été jugé coupable par le Tribunal Secret de Westphalie et condamné à mort faute de s'être présenté à son jugement pour défendre son nom. Apprenant le contenu de la lettre, Hipe a ri jaune et serait parti.
Dans l'appartement, les flics trouvent une arme de petit calibre, des doses de dee'cee, et 1000$ en bons monétaires. Dans la poubelle, un morceau de papier parcheminé et brûlé, on distingue des bribes de phrases en allemand. Les flics l'embarquent pour le faire analyser par le labo. Pendant la fouille, Kiki remarque qu'au bas de l'immeuble, une cinquantaine de jeunes gangers se rassemblent devant la sortie de l'immeuble et autour de leurs voitures. Egalement dans l'immeuble, de nombreuses photos de Hipe avec ses 3 meilleurs potes : Steven Club, Jo Lamba et Hugues J. Trent (aussi appelé “Dead J.”, dans le milieu), entourés de grosses bagnoles et de nanas aux gros seins.
Les COPS descendent de l'immeuble, et parviennent à garder la situation sous contrôle en discutant avec les portes-paroles des bandes rassemblées en bas. Les noirs, chicanos et asiatiques rassemblés demandent aux COPS s'ils vont faire justice pour eux ou s'ils vont devoir se faire justice eux-même ? La foule est à cran, mais Lure parvient à garder les gens calmes. Mais les chefs de bande le clame : si d'ici jeudi midi c'est pas fini, c'est eux qui vont s'en occuper et ça va être la guerre dans Los Angeles !
Deuxième piste, à présent. Les trois nudistes tués par les Walkyries… Les COPS prennent contact avec Alice Ribera qui donne des informations complémentaires sur les victimes d'homicide. Son capitaine demande une compartimentalisation des deux affaires (l'homicide des walkyries, et les soupçons de pédophilie) pour éviter tout problème avec les avocats, et insiste pour que Ribera les accompagne pour toute perquisition liée aux naturistes. Elle explique aux COPS que deux plaintes pour viol en réunion sur mineure ont été déposées en 2028 et 2029 contre les trois hommes.
Les deux plaignantes sont :
- Milly Paterson (petite blonde de 12 ans à l'époque des faits), résidant à Coolidge Avenue à Culver City.
- Sarah Bjorn (blonde, 12 ans aussi), résidant également à Huron Avenue, Culver City.
Ribera explique que face à l'acharnement des avocats des accusés, les parents des deux filles ont abandonné leur plainte et l'affaire a été étouffée. Faute de preuves, Ribera avait dû classer le dossier, mais les nouvelles vidéos envoyées par les Walkyries à la presse changent la donne et permettent de rouvrir l'enquête.
Les trois hommes vivent au nord de Malibu, à Agoura Hills, et Ribera rejoint les COPS sur place pour une perquisition des trois domiciles. Célibataires (ou veufs) tous les trois, ils vivaient seuls dans leurs luxueuses villas. C'est sous l'œil des journalistes, des groupes de manifestants de soutien du FDN et des contre-manifestants anti-pédophilie rassemblés dans le quartier que la perquisition se déroule, mais ne donne sur rien. Aucun élément probant n'est découvert dans les maisons, malgré les trois bonnes heures de fouille par les officiers de police présents et les COPS.
Ribera propose aux COPS d'autres pistes. Les meubles visibles sur les nouvelles vidéos rappellent à Ribera ceux qu'elle avait vu dans les images du clip publicitaire tourné avec Milly Paterson, et elle va enquêter sur l'origine de ces meubles et les caméramen de la NLN qui auraient pu voir ou entendre quelque chose.
Avant de clôturer leur journée, les COPS se rendent au Millord's, le billard que fréquentent les amis de Jason Hipe. Sur place, les COPS discutent avec Cortes, le récent patron du bar, qui ne veut pas d'embrouilles. Il dit aux détectives que l'ancien patron a été “intimidé” par des gangs et aurait tout vendu. Il déclare ne pas connaître Club et Dead J., mais connaître un peu Hipe. Il explique à mots couverts que le problème, c'est pas les gangs locaux, mais plutôt les néo-nazis. En servant une bière mexicaine aux COPS, il tapote du doigt un sous-verre sous lequel une adresse est écrite : celle du Thor's Rage, lieu où se rassemblent les néo-nazis et skins de tous poils.
En soirée, les flics veulent rendre visite aux parents des gamines. Hélas, la famille de Milly Paterson ne vit plus à Los Angeles, ils sont partis sans laisser d'adresse. Les voisins sont peu loquaces. Mais on laisse sous-entendre qu'ils ont fuit la ville il y a un mois après avoir subi des violences sur leur personne.
La famille Bjorn, elle, réside encore à Culver City. Les Bjorns sont réticents à recevoir les COPS, quand ils découvrent que ceux-ci veulent parler de Sarah. Ils n'acceptent que si le Pasteur Edward Sigmus est présent pour la conversation. Ce dernier n'étant pas loin, il arrive et les Bjorn reçoivent les COPS dans leur appartement (justement fort bien situé au-dessus du Thor's Rage), et expliquent leur histoire. Ils font partie du FDN depuis des années, et avaient confiance en leur dirigeants quand ils ont voulu utiliser leur fille pour faire des publicités. Quand celle-ci a commencé à se plaindre, ils n'ont au départ pas voulu la croire. Ils ont quand même fini par la prendre au sérieux quand elle a parlé d'attouchements, et ils ont porté plainte à la police, qui n'a rien fait. Ils ont ensuite perdu leur travail et ne doivent leur salut et leur subsistance que grâce à l'aide du pasteur Sigmus. Les héros parlent un peu à Sarah, qui a l'air d'être une gentille fille et qui porte autour du cou un médaillon avec un glaive germanique…
Après la visite des Bjorn, les agents rendent une petite visite au Thor's Rage. L'endroit est étonnant, un mélange de pub anglais (fléchettes, trophées de football, photos dédicacées sur les murs) et d'auberge viking (poutres apparentes, gros chandeliers, armes et boucliers sur les murs, etc). Des symboles un peu partout rappelant la croix gammée nazie sont présents mais déformés (à trois branches, style celte, etc). Sven, le patron, est clairement un fanatique, et toute la clientèle est bien blanche, dont beaucoup de Hammerskins et de “birds”, des filles au look gothique. Sven n'apprend rien aux détectives, si ce n'est qu'il soutient l'action des “filles”. Une serveur bird, derrière le bar, porte aussi un collier avec le symbole de la Thulé et abonde dans ce sens. Elle s'appelle Saelic, déclare que “la police est dépassée et ne peut pas faire reculer cette racaille impure qui drogue et viole les enfants des honnêtes gens, et que la Californie aurait pu être un vrai paradis sans tous ces chicanos, sang-mêlés, négros, juifs, hindous et asiatiques”, les COPS comprennent qu'ils ne pourront rien tirer des gens ici et puis s'en vont.
La soirée étant maintenant bien avancée, les flics rentrent chez eux.
Mardi 14 janvier
Les COPS passent la matinée à retrouver l'origine des meubles des studios de tournage du FDN, mais sans grand résultat, le locataire des décors de studio se trouvent à San Francisco. Ils lui parlent par téléphone, mais difficile de trouver des indices probants.
Alice Ribera reprend contact avec les COPS. En allant en fin de matinée voir à son tour les Bjorn, elle a eu une info, Sarah aurait reconnu Leon M. Warfare, le directeur de campagne de Jonathan Mac Connroy, lors d'une interview télévisée la veille au soir. D'après elle, ce serait “le monsieur des caméras”. Tout le monde tombe des nues, et il faut parler avec lui, mais en plein rush pour la course à l'élection municipale, ce dernier est très occupé et n'a pas le temps. Par chance, il sera présent à l'inauguration ce soir de l'aile rénovée du musée de l'aviation de Los Angeles, en compagnie de tout le gratin politique !
Le LAPD s'occupe de la sécurité de l'évènement, en association avec la Pegasus Security, une milice de protection payée par la ville. Les COPS se font mettre sur la liste du personnel autorisé à accéder au site !
La journée s'écoule lentement, et le soir, les COPS arrivent sur les lieux. L'aile rénovée est bondée de monde, le reste du musée, interdit d'accès, est désert. Les COPS approchent des personnalités, et ils se retrouvent proches de Ralph Firmani, le chef du LAPD, et Jonathan Mac Connroy, en pleine conversation houleuse. Les hommes ne sont clairement pas d'accord et ont une sorte de joute verbale. Pendant un bref instant, ils ont un étrange sentiment, une sensation de magnétisme et de dégoût étrangement entremêlés envers les deux hommes, inexplicable, et fort heureusement passager. La foule autour d'eux est comme fascinée par la conversation. Les COPS ne peuvent pas malheureusement leur parler et ils s'éloignent. Leon Warfare n'est visible nulle part. Jack Gretzky et Enrique Camarenas patrouillent en montant sur des coursives pour avoir une vue d'ensemble aérienne des salles de l'aile rénovée. Quant à Tyler West et Jack Finch, ils partent patrouillent dans l'autre aile déserte.
Alors que Lure et Shooter patrouillent dans les différentes salles, ils finissent par retrouver Leon Warfare. Ce dernier est suspendu à une dizaine de mètres au-dessus du sol, pendu autour du cou par un câble à une poutre métallique qu'on utilise pour suspendre des modèles d'aviation. Ses doigts ont été pris par le câble et ont déjà été sectionnés, et la poutre -sabotée- semble sur le point de se rompre. Finch appelle des renforts immédiatement, tandis que West s'élance pour grimper sur une poutre voisine et essayer de sauver Warfare qui n'a plus que pour quelques secondes à vivre. Malheureusement, West manque de tomber et ne parvient pas à arriver à temps pour sauver l'homme politique. Dans un grincement métallique, la poutre glisse et tombe vers le sol, brutalement bloquée par deux autres poutres, et dans un “snap” métallique, Warfare est décapité et West se retrouve couvert de sang. Les deux COPS sont consternés.
Mais malheureusement, leur appel aux renforts n'aboutissent pas, car il se passe quelque chose à ce moment-là dans l'aile rénovée ! Le système de sécurité du musée va être neutralisé quelques minutes avant, et des gaz fumigènes envahissent la salle, créant rapidement un mouvement de panique totale. Des témoins, des journalistes, assistent à l'arrivée des Walkyries, équipées de masques à gaz, qui s'approchent de Jonathan Mac Connroy et l'emmènent de force hors de la pièce. Pendant ce temps, la cohue vire au chaos, les invités s'écroulent, se piétinent, hurlent, pleurent ou s'évanouissent.
Il faudra de très longues minutes avant que le gaz ne commence à se disperser. Handsome Jack et Kiki, à la recherche de Mac Connroy, mettent environ 20 minutes pour retrouver Mac Connroy, seul, dans une pièce voisine, l'air songeur devant une fenêtre ouverte, et avec des restes de photos qui terminent de se consumer à ses pieds. Il tient dans sa main un médaillon identique à celui des Walkyries, et répond aux COPS que ça va, il va bien.
Le LAPD et la Pegasus font de leur mieux pour évacuer tout le monde, les ambulances commencent à arriver, pour emmener des dizaines de gens vers les hôpitaux proches, la presse est en furie, le quartier est bouclé, c'est l'anarchie. La soirée s'écoule et se termine dans un chaos sans nom. Dans la poche du corps sans vie de Leon Warfare, on retrouvera un peu plus tard un papier sur lequel il est écrit le mot “Wewelsburg”.
Le soir même, vers 23h, Jonathan Mac Connroy fait une apparition à la télévision. Il a l'air grave et entame un discours détonnant. Dans son discours, il parle de son indignation pour le meurtre de son conseiller en communication, et il défend les Walkyries, disant qu'elles étaient venues le protéger, lui et Mr Warfare, contre le véritable assassin. Il passe ensuite un long moment à parler de l'insécurité dans les rues de Los Angeles, et conclut en disant que même s'il ne peut excuser les actes criminels accomplis par les jeunes femmes, il les comprend, car si une société est malade au point d'obliger les citoyens à faire la loi eux-mêmes, c'est que le système judiciaire va mal. Et lui, maire, pourra faire changer les choses.
Mercredi 15 janvier
De bon matin, à l'étage des COPS au LAPD, une réunion se déroule avec le capitaine Mark Hammon et la détective Alice Ribera de la SCIU, le capitaine Jason Skripnick, le lieutenant Tod Hawkins et les membres de la Strike Team de la section A, à l'exception de Kiki, en arrêt maladie, trop choqué par les évènements de la veille.
Les deux capitaines ont reçu un paquet d'appels pendant la nuit. C'est Firmani qui les appelé lui-même au nom de Karl Nowemba, le maire de Los Angeles. Il faut mettre les Walkyries hors d'état de nuire et ceux qui les aident. Le plus vite possible. Il faut aussi tirer au clair les détails de la mort de Leon Warfare. Et surtout, la presse ne doit rien apprendre. Secret absolu !
Alice Ribera doit continuer son enquête de mœurs et sur le lien potentiel de Warfare avec les précédentes victimes des Walkyries. Quant aux COPS, ils doivent retrouver ces dernières et détricoter tout ce merdier. Deux pistes sont à explorer. La première : comprendre ce qui s'est passé au musée, mais Jonathan Mac Connroy étant injoignable, difficile de l'interroger. Quant à obtenir un mandat de perquisition dans les affaires de son directeur de campagne, avec la course à la mairie, aucun juge ne se prononce sur la délivrance d'un tel mandat pour ne pas impacter les chances de Mac Connroy.
La seconde : continuer à creuse sur le pasteur Sigmus et ce mot, Wewelsburg. Après recherches sur internet, le Wewelsburg est un château en Allemagne, qui a été utilisé pendant un temps pour abriter une école et un centre de formation pour les jeunes SS sous Himmler. Mais quel était le rapport ?
En creusant sur le Pasteur Sigmus, on découvrit qu'il était connu des services de police. Arrestation en 2020, deux fois, pour incitation au meurtre. Détail interpellant, c'est le Sergent Maul (qui avait rencardé les cops sur Jason Hipe) qui a arrêté Sigmus 10 ans plus tôt. Les COPS commencent donc à s'intéresser à Maul. En interrogeant ses collègues, ils apprennent que Maul est récemment en dépression, que sa femme a été tuée à Culver City il y a deux ans, alors qu'elle faisait les courses, une balle perdue, le tireur n'a jamais été retrouvé. Il aurait trouvé quelqu'un pour l'aider pendant son arrêt maladie… Toujours selon ses collègues, il n'est ni raciste, ni d'extrême droite, mais il racontait quand même qu'il supportait de moins en moins le pourrissement graduel de la situation à Culver, surtout depuis la mort de sa femme.
En parcourant la liste des membres de la Pegasus et du LAPD présents sur les lieux du meurtre de Warfare (afin de comprendre comment la sécurité et les caméras ont pu être coupées pendant l'intervention des Walkyries), les COPS remarquent que le sergent Maul a demandé à faire partie du service d'ordre, alors que son affectation d'origine est à Culver City, et non pas à Downtown. Voilà qui est très surprenant !
De fil en aiguille, les COPS commencent à suspecter Maul d'être le complice des Walkyries et de Sigmus. Autre information juteuse : en contactant son contact au FBI, Lure apprend que Sigmus est en réalité par le FBI. Il aurait commencé sa “carrière” dans le Missouri, où il aurait créé plusieurs groupuscules et milices aryennes. Il aurait dirigé des attentats contre des bâtiments fédéraux sous le nom de Docteur Simon. Un mandat international a été lancé contre lui, mais depuis qu'il a quitté les USA, un changement de nom et une opération de chirurgie esthétique l'a fait disparaître des radars.
Avec ces informations, les COPS se rendent à son domicile pour le perquisitionner, le 45 Milford Avenue, à deux pas du Thor's Rage. Sur place, vit une vieille servante qui parle très mal anglais (madame Olvan, résidente Finlandaise). Cette dernière est protégée par plusieurs Hammerskins qui patrouillent devant la maison, mais qui ne peuvent empêcher les COPS de faire leur perquisition.
Chez elle, des choses étonnante. Elle possède des liasses énormes de bons monétaires de 100$. D'après elle et sa comptabilité, ce sont les fruits des dons généreux faits au pasteur Sigmus. Mais les sommes sont colossales et interpellent les COPS. De même, la sécurité ici est impressionnante. Systèmes de sécurité, armement en quantité colossale, facture d'électricité, et j'en passe. Tout n'est pas ici, mais ces nombreuses factures et les bordereaux de livraison pointent vers une adresse : la Villa Burg, à Palos Verdes. Une immense propriété perdue dans les collines boisées du quartier où a été construit il y a quelques temps, parmi les nombreuses autres bâtiments qui ont été des lubies architecturales, une réplique en plus petite du château Wewelsburg. L'acte de propriété est au nom d'Olga Olvan. Le père Sigmus n'est évidemment pas là. Mais se cache probablement là-bas.
En fin d'après-midi, les héros passent devant le Wewelsburg, et réalise que c'est une base fortifiée, patrouillée par des nombreux Hammerskins, le tout en musique, de nombreux haut-parleurs diffusant du Wagner…
Les héros n'ont pas encore de mandat de perquisition pour ce château, il va falloir un peu de temps. Mais le feu est mis aux poudres une heure plus tard : le capitaine Hammond du SCIU annonce la disparition de Alice Ribera ! Son téléphone ne répond plus et n'a plus donné de signe de vie de toute la journée… Les COPS craignent le pire ! Et comble de l'ironie : Shooter reçoit un coup de fille d'une jeune femme (une des Walkyries ?). Elle lui dit La chola va passer à la question cette nuit. Ce n'est pas bien. Le franc-juge se trompe, cette fois. Elle est dans les caves de la forteresse. Clic.
Malgré l'heure tardive, Tyler prévient sa hiérarchie et ses collègues ! Il faut faire quelque chose… Mais pourtant, pas de mandat. Ils sont pieds et poings liés. Et Tyler West ne peut pas accepter cela. La vie d'une collègue est en danger ! Il faut intervenir. Maintenant. Et tant pis s'ils se prennent un blâme. Shooter contacte discrètement des flics du COPS et du SCIU, ainsi que les autres membres de la Strike Team. Une dizaine de flics le rejoignent dans son idée : on peut pas laisser tomber une collègue en danger de mort ! Mandat ou pas, tant pis, il faut faire quelque chose.
Jeudi 16 janvier
C'est à passé minuit que les COPS et le reste des flics qui les accompagnent s'introduisent illégalement dans la propriété. Un coup de pince coupante, et le grillage est franchi. Fort heureusement le domaine est vaste, très vaste, et étrangement, de nombreux Hammerskins ne sont plus visibles cette nuit, les patrouilles semblent plus clairsemées et moins fréquentes.
Ils se divisent en trois groupes de 4 ou 5 hommes.


